Entraîneur et « architecte » du Vendée Challans Basket, il est à l’origine de la montée du club en Élite 2. Mais qui se cache derrière cette forte personnalité ?
La saison à peine terminée, Sébastien Lambert prenait cet été la direction des Alpes pour coanimer le camp « TBA », l’un des plus importants camps de basket en France. La passion du basket, il l’a jusqu’au bout des doigts ! Il faut dire qu’avec un papa et une maman basketteurs, Sébastien a baigné très tôt dans ce sport. À 18 ans, il découvre le haut niveau, la Pro B avec sa ville natale Saint-Quentin, et il obtient (déjà !) ses diplômes d’entraîneur. C’est donc naturellement que le meneur de jeu devient meneur d’hommes. « Le management m’a toujours intéressé. J’ai un rapport particulier avec l’enseignement sous toutes ses formes », remarque-t-il. Avant d’être entraîneur, Sébastien est moniteur d’auto-école et plusieurs fois éducateur (sportif, spécialisé, judiciaire). « J’ai besoin de transmettre des compétences, des expériences de vie, faire comprendre et preuve de pédagogie », résume-t-il.
Challans, comme une évidence
Après avoir fait monter Saint-Quentin (2012) et Chartres (2018) en Pro B, l’entraîneur a plusieurs propositions en 2022 mais il choisit Challans, bien conseillé par son paternel qui l’incite à venir ici : « c’est un club qui te ressemble, tu vas y réussir car il y a des valeurs qui sont les tiennes. » Un club familial, porté sur la formation et avec un réel engouement pour ce sport au sein de la ville. Le pari est gagnant : en fédérant son groupe, il est le grand artisan du titre de Champion de France de Nationale 1 et de l’accession de Challans en Élite 2 (ex-Pro B).
Sur les terrains, Sébastien donne de la voix. Il est passionné, intense dans sa façon de coacher mais « quand il gueule, ce n’est jamais gratuit », confie Gary Berchel, ailier du VCB. Perfectionniste, franc et honnête, coach Lambert est aussi et surtout un homme au grand cœur. « Je considère mon équipe et le club comme ma famille », reconnaît-t-il. Comme ses deux enfants, il veut les « accompagner le mieux possible, les mettre sur le bon chemin ».
La nouvelle saison qui s’annonce sera « différente, sans doute plus difficile car on fera partie des petits. Mais on va garder le même état d’esprit. »
En dehors du basket, Sébastien est un cinéphile et gros consommateur de sport en général. « Je suis capable de rester 8 h devant la télé devant du rugby, du hand, du volley. Et je suis un grand supporter du RC Lens ». C’est aussi un amateur de jeux de cartes car il reste « compétiteur dans l’âme ». On ne se refait pas !
L’Envol – septembre 2025