Gaëlle Couton restaure les tableaux abîmés

Gaëlle Couton est restauratrice de tableaux. Depuis 2019, elle pratique le métier depuis son atelier installé à la Flocellière.

Originaire de Challans, Gaëlle Couton a toujours été de nature créative. « Déjà petite, j’étais plutôt à l’aise en arts plastiques. Je devais avoir huit ans que je sculptais », se remémore la fille de maçon qui sculpte toujours de manière occasionnelle, sur son temps libre.

Diplômée en 1997 à Florence (Italie) après avoir étudié les arts appliqués à Nantes, Gaëlle Couton devient restauratrice de tableaux et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle va bourlinguer ! Après avoir multiplié les expériences professionnelles auprès du restaurateur Patrick Buti, en Vendée, puis à Versailles et Paris dans un atelier qui exerce pour les plus grands marchands parisiens, Gaëlle intervient sur les toiles de Majorelle au Maroc et sur de l’art haïtien à Saint Martin (Antilles). Elle s’installe alors dix années dans son atelier en Corse et fait son retour en Vendée en 2010. L’artisane d’art exerce désormais dans l’ancienne école de la Flocellière qu’elle a (également) restaurée.

Conserver notre patrimoine

Le métier de Gaëlle consiste d’abord à effectuer un diagnostic des tableaux prêtés par des particuliers, marchands ou communes, à les conserver puis les réparer. Selon l’époque de l’œuvre (les tableaux datent du XVIIe au XXe siècle, ndlr), son état et les techniques utilisées par le peintre, la restauration est plus ou moins complexe, s’étalant d’une quinzaine de jours à plusieurs mois. Mais, quel que soit le projet, un nettoyage et un vernissage s’imposent de manière à protéger la peinture et à lui redonner de l’éclat. Un travail en plusieurs étapes avec une contrainte : le respect du délai des clients. « Je suis le médecin des tableaux, j’aide à mon échelle à sauvegarder un pan de notre patrimoine », résume-t-elle, un scalpel à la main. « C’est un vrai métier de passion qui nécessite beaucoup de patience. J’aime le travail bien fait. »

Localement, on lui doit notamment la rénovation du chemin de croix de l’église de Bouin et d’œuvres d’Henry Simon et de Charles Atamian. « Ce que j’apprécie particulièrement, c’est de découvrir la couleur originale d’un tableau. C’est toujours émouvant. » Sur le plan humain aussi, chaque projet est une aventure. « Une fois, un client a pleuré de joie lorsque je lui ai ramené ses tableaux ». Les tableaux ont souvent une valeur sentimentale pour ses clients. « J’emprunte des peintures de famille donc je suis amené à pénétrer dans leur histoire ». Et parfois même l’Histoire avec un grand « H » : dernièrement, Gaëlle a travaillé sur un tableau sur lequel un visage a reçu des impacts de balles pendant la Seconde Guerre mondiale.

Transmettre sa passion

En parallèle de son activité, Gaëlle Couton donne des cours hebdomadaires aux enfants et adolescents pour une enseigne de décoration challandaise et organise également des stages d’été. Cette année, sculpture, modelage et peinture en extérieur seront au programme. « J’aime donner, transmettre aux enfants. Je leur dis souvent qu’apprendre c’est bien, mais qu’il faut d’abord observer ».

Sa passion pour le patrimoine, Gaëlle l’a transmise aussi à sa fille aînée qui souhaite devenir conservatrice du patrimoine bâti.

L’Envol – mars 2025

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