Maïlys, sur la bonne voie

En bac pro Métiers de l’électricité au lycée René-Couzinet, cette jeune fille à la fibre « bricoleuse » a décroché l’or au concours national « Meilleur apprenti de France ».  

Elle n’a que 18 ans mais elle est déjà un exemple de résilience, de persévérance et de maturité. Déscolarisée à 16 ans, Maïlys Medrano a su rebondir de la plus belle des manières et trouver sa voie.

Toute petite, Maïlys est attirée par le manuel. « Je construisais des trucs improbables, comme un appareil photo en carton ou des robots géants à partir de vieux CD », se souvient-elle, amusée. Déjà, certains métiers l’attirent : prothésiste, fleuriste, artiste…

Après la troisième et une phobie scolaire, elle est orientée vers une formation professionnelle et découvre les métiers de l’électricité en suivant un baccalauréat professionnel « Métiers de l’électricité et de ses environnements connectés », au lycée René-Couzinet de Challans. Un choix qu’elle ne regrette pour rien au monde. « Être assise sur une chaise tout le temps, je ne pouvais plus. Ici, j’aime l’ambiance plus détendue et la mentalité des profs : ils sont proches de nous et à notre écoute. » Les cours sont assortis de stages en entreprise et d’ateliers pratiques. « Ce qui me passionne le plus, c’est de travailler sur des machines industrielles », déclare l’élève, brillante aux dires de ses professeurs, de son bulletin scolaire et même d’un jury neutre. L’armoire électrique sur laquelle elle fait ses gammes lui permet en effet d’obtenir la médaille d’or au concours national « Meilleur apprenti de France », l’automne dernier.

Réussite et ambition

La tête sur les épaules, Maïlys prodigue quelques conseils aux jeunes qui, comme elle, ne se sentiraient pas à leur place au collège ou au lycée. « N’écoutez pas ce que disent les autres ! Même si vous traversez une mauvaise passe, vous rebondirez forcément même s’il vous faudra du temps et de la patience. » Pour elle, l’entourage est également primordial. « Il faut être accompagné par les bonnes personnes. »

Si elle reconnait que faire ses preuves dans un milieu très masculin n’est pas toujours chose aisée car « certaines remarques ont encore la peau dure », rien n’entachera sa motivation.

À l’issue de son bac pro, elle souhaite s’orienter vers un BTS Électrotechnique puis mener une licence pour se spécialiser. Et ne manque pas d’ambition. « Je me vois bien monter mon entreprise, d’ici cinq ans. »

L’Envol – avril 2026

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