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Portrait : Adeline et Élodie, de Challans au Québec

Publié le mardi 21 janvier 2020

Adeline Bordot a rejoint le Québec où elle allie travail et passion pour la moto. Même trajectoire pour Élodie Meriau, qui y est devenue photographe professionnelle…

Adeline, tombée sous le charme du Québec

Adeline, quel est votre parcours ?

J’ai vécu et grandi à Challans, j’ai été scolarisée à l’école primaire et au lycée Notre-Dame. Après être partie à Paris pour travailler comme graphiste au sein du groupe Danone, j’ai décidé pour mes 30 ans de m’envoler pour le Canada avec un programme d’échange appelé PVT (Programme Vacances Travail).

Voilà maintenant quatre ans que je vis au Québec avec tout un océan qui me sépare de ma petite ville où j’aime retourner dès que je le peux !

PVT ? Quel est ce programme ?

Le Programme Vacances Travail permet aux jeunes de 18 à 35 ans de découvrir un pays en y voyageant pendant un ou deux ans, tout en étant autorisé à travailler pour financer ce voyage.

Pourquoi le Canada ?

Le goût des grands espaces et de la nature m’ont poussée vers ce beau pays, et puis à 30 ans j’avais également envie de voyager hors de l’Europe. Au départ il s’agissait de rester seulement deux ans, mais au fil du temps, la gentillesse et la politesse des gens (ici tout le monde se tutoie !), la facilité de la vie (pour trouver un logement, un travail...) et ma belle rencontre avec un Québécois m’ont convaincue de rester et de demander ma résidence permanente.

“Il m’a fallu créer un lexique pour comprendre le jargon québécois”

 

Comment s’est déroulée votre integration au Québec ?

Mon arrivée à Montréal n’a pas été évidente car elle s’est passée au moment des attentats de Paris, et à une période très froide (-10°) ! On peut penser que l’intégration est facile parce que les gens parlent Français et qu’une loi existe pour protéger la langue française, mais en réalité il m’a tout de même fallu créer un lexique pour commencer à comprendre le jargon québécois et puis les gens parlent beaucoup Anglais également !

Quelle est votre profession aujourd’hui ?

Au début, je suis passée par plusieurs petits boulots qu’on appelle ici des « jobs in ». C’est ainsi que j’ai commencé à travailler chez Ducati Montréal boutique officielle. J’ai continué dans ce domaine pour travailler aujourd’hui comme gérante boutique d’équipement de protection moto.

Pourquoi cette reconversion dans le domaine de la moto ?

J’ai passé mon permis moto à Challans où j’ai pu profiter de nos petites routes et de la température clémente toute l’année. Ici, on ne peut rouler que six mois à cause de la neige et du froid. J’ai changé de métier pour allier travail et passion pour les deux roues.  Mon numéro de moto est bien sûr le 85 !

Préférez-vous les spécialités challandaises ou québecoises ?

On est loin du poulet de Challans ou des mogettes ! Avec le froid, il faut manger ce qu’on appelle ici de la « bouffe réconfortante ». Ici, le plat typique est la poutine. Les ingrédients sont des frites, de la sauce et du fromage. Sinon, on a la tarte au sucre ou le pâté à la viande. Même si aujourd’hui ma vie est au Québec, ma petite ville de Challans aura toujours une place particulière dans mon cœur car elle représente pour moi ma famille, mes amis, la brioche, la trouspinette et le préfou que j’essaie toujours de rapporter un peu dans ma valise !

Élodie, photographe pour de bon !

Une autre Challandaise vit au Québec. Élodie Mériau vit depuis 4 ans au Canada où elle est photographe. « Je me suis installée ici dans le but de vivre une nouvelle aventure, me confronter à mes limites et les dépasser », explique-t-elle. Pour celle qui était directrice adjointe de centre pour enfants en France, « c'est vraiment le pays parfait pour réaliser une reconversion professionnelle. J'avais besoin de nouveaux défis et je souhaitais faire de ma passion pour la photo mon métier. »  "Les Canadiens" lui ont fait confiance, raconte-t-elle, et elle a pu s’installer comme photographe au Québec. « Depuis trois ans, je suis photographe à mon compte ». 

Pour autant, Élodie n’oublie pas ses racines. « J'ai un profond amour pour la Vendée et ses paysages, j'y suis profondément attachée, d'autant plus depuis que je suis expatriée. Ça me rend plus créative quand je rentre en France, j'ai plaisir à vadrouiller dans les différents paysages de la mer au marais afin d'offrir des séances photos dans un cadre inspirant. »

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