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Patrimoine : 3 sites légendaires de Challans

Publié le lundi 29 avril 2019

La tradition orale nous a transmis de nombreuses légendes qui sont l’occasion de redécouvrir notre patrimoine. Les connaissez-vous ?

Le menhir de la pierre levée

Le long de la route de Soullans, près du château de la Vérie, le menhir de la Pierre Levée témoigne de l’ancienneté de la présence humaine au néolithique.

Il serait ce qu’il reste d’un pari manqué entre Saint Martin et le diable. Ce dernier se serait engagé à construire un pont entre le continent et l’île d’Yeu (le pont d’Yeu), qui devait être terminé avant le lever du jour, en échange de la première âme rencontrée sur l’île. Cependant, préférant s’enivrer, le diable n’avait pas terminé son travail avant le lever du soleil. Du coup, ses diablotins abandonnèrent le transport des lourdes pierres dans le bocage voisin.

Ce bloc de grès pèse environ 37 tonnes. D’après l’archéologue et ethnologue Marcel Baudouin (1860-1941), « le Maudit l’avait marqué de ses griffes et percé avec sa corne : de là le trou et les rayures qui le sillonnent de haut en bas ».

D’après la tradition orale, « pendant les douze coups de minuit, à Noël, le menhir branle douze fois. Quand la pierre s’est détachée et qu’on entend sur le sol son pas pesant, on peut voir briller un trésor fabuleux dans la cavité qu’elle a quittée. De quoi faire de nombreuses fortunes. » Un fermier des environs de Challans, « cupide à l’extrême, résolut d’aller voir » un soir de Noël. Lorsque minuit sonna, « aussitôt, la pierre branla dans ses profondes fondations, en sortit… Et en effet découvrir un trésor ». Ivre de joie, le paysan descendit dans le trou « et bientôt ses poches furent pleines de pièces d’or et d’argent ». Mais comme cela ne lui suffisait pas, « il saisit sa casquette pour la remplir aussi, mais en levant les yeux, il aperçut la pierre qui revenait. Il poussa un cri qui déchira la nuit. La pierre lentement rentra dans le trou, écrasant l’homme qui s’y trouvait… »

La pierre au vinaigre

À La Bloire, ce petit mégalithe discret d’un mètre de long pour 0,65 m de large est lié à plusieurs légendes locales. Ce bloc de grès a été baptisé « pierre au vinaigre » par un instituteur de l’ancienne école publique de la Bloire, Aristide Péault, qui emmenait régulièrement ses élèves la voir et leur disait « Sentez mes enfants, la pierre sent le vinaigre ! »

Pour beaucoup, cette pierre fait penser à un bornage médiéval. On raconte qu’à une époque lointaine, elle marquait le centre géographique de la commune de Challans. Certains affirment même qu'elle donnerait la fertilité : à force de se frotter sur la pierre ou de la toucher, la transpiration a fini par y laisser cette odeur âcre, cette odeur de vinaigre.

L’église médiévale

L’église de Challans est connue pour sa nef séparée de son clocher. Mais pourquoi donc l’église a-t-elle été construite à cet emplacement ?

Une légende raconte qu’une Madame de la Gaudinière, dans des temps anciens, s’était mariée contre la volonté de ses parents à un impie, proférant maints blasphèmes et la tyrannisant. Humiliée, elle s’enfuit de son château en attelant un tombereau avec deux jeunes taureaux et emporta tout ce qui lui était précieux, argenterie, pierreries, joyaux… Elle aiguillonna les taureaux sur le chemin qui mène à Challans et les abandonna en disant « là où le tombereau cultera, le temps de Dieu s’élèvera ». Et la tradition rapporte que les taureaux s’arrêtèrent là où est implantée l'actuelle place de l’Abbé Grelier (dite des Marronniers). Sur la photo à droite, on distingue à gauche et au centre l’ancienne église de Challans (construite au XIe siècle et rasée en 1899) et à droite le clocher (1865). L’église actuelle (1897) a été implantée dans le prolongement de l'ancienne église.

> En savoir plus sur l'église Notre-Dame et son clocher

Et aussi…

Trois cloches d’or

Trois cloches d’or seraient enfouies dans la commune, à quatre mètres de profondeur, dans un lieu que certains, aujourd’hui encore, affirment connaître… Et vous, avez-vous une petite idée ?

 

Sources : Jean-Loïc Le Quellec, La Vendée mythologique et légendaire, Geste éditions ;
Gérard Bénéteau, Bulletin du Groupe vendéen d’études préhistoriques, avril 1992

Localisation

Allée de la Vérie, Soullans
Rue du Moulin des Brefs, Challans
Boulevard des FFI, Challans
Coudrie, Challans